Séance de chant

Une séance type comprend généralement entre cinq et huit chansons dépendamment du niveau de difficulté des pièces choisies. Il y a deux séances de chant, séparées par la pause et la socialisation.

Lors de la première rencontre, il est conseillé de se limiter à six pièces afin d’éviter de surcharger les participants. La première chanson est souvent choisie comme « chanson thématique » : elle est entraînante, familière et a pour objectif de motiver le groupe tout en établissant le rythme de la pratique. Il est également pertinent d’inclure une chanson qui encourage le mouvement, travaillée debout avec des gestes simples pour stimuler le corps. La première partie de la séance, d’une durée approximative de 35 à 40 minutes, est ainsi dédiée au chant, les participants étant informés à l’avance des pièces qui seront abordées.

Voici un exemple des différentes parties d’une séance avec à la fin un exemple de concert lors de deux moments de prestation de Noël : Chorale thérapeutique Respire-Choeur 2025 – YouTube. Des exemples sont aussi présents à l’annexe 7 et 8 et 9.

Dès la première rencontre, à la suite de la présentation de chacun, incluant celle de la chorale, fournir les règles de base pour un bon fonctionnement. Ainsi nous préconiserons de ne pas interrompre à moins d’un cas qui nous concerne tous dans l’immédiat, par exemple une faille technique grave, sinon signaler plutôt sa question ou son commentaire personnel à la pause, à la fin de la rencontre ou par courriel pour un traitement individuel, évitant de faire attendre tout le groupe.

Chaque rencontre a préalablement fait l’objet d’un programme contenant les nouvelles, les pièces, le travail de préparation suggéré, les liens et des documents audio, partitions et textes pertinents, s’il y a lieu.

Toujours accorder la préséance aux participants en les saluant personnellement, en prêtant attention à leur besoin immédiat, dans la bienveillance et la confidentialité. Le respect strict de l’horaire n’est pas de mise, bien qu’il soit souhaitable de le suivre, tel que proposé plusieurs jours avant la rencontre. S’il n’est pas possible d’y arriver, les éléments omis seront programmés la semaine suivante.

Pour la disposition des participants, s’il y a plus d’une rangée, se soucier de placer les personnes de petite taille à l’avant. On cherche aussi à insérer les nouvelles recrues entre des choristes expérimentés, jamais en bout de ligne. On surveille aussi que chacun voit bien le-la chef-fe, pas de chaise directement derrière l’autre, mais plutôt entre les deux chaises en avant. À suggérer : se procurer des lutrins, plus reposants pour les bras et favorisant la respiration.

Adapter aux difficultés rencontrées, observer les réactions, stimuler l’apprentissage dans le plaisir, inviter les initiatives, être à l’écoute pour des solistes potentiels, les signes de fatigue, de l’incompréhension.

Parce qu’ils sont au loin, rester davantage en alerte des besoins des participants en ligne, dont le micro est fermé la plupart du temps; favoriser les interventions qui s’adressent à tous, puis valider que tous suivent sans peine.

Favoriser les échanges entre les virtuels (ou Zoomers) et présentiels, par exemple suggérer de former un CA les regroupant pour signaler et célébrer les anniversaires, proposer du répertoire, des activités comme le pique-nique annuel, un souper au resto, les tenues et le goûter de concert, une visite, etc.

Conseils pour les facilitateurs. Veiller à ce que les participants restent détendus et qu’ils ne forcent pas leur voix. Adapter la durée et l’intensité des exercices en fonction de l’énergie du groupe. Rappeler régulièrement des points de posture (ex. imaginer une ficelle tirant le sommet de la tête vers le plafond) pour optimiser l’ouverture de la cage thoracique et la qualité de la respiration.

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Diverses techniques sont utilisées pour enseigner une chanson. Nous avons préalablement fourni des outils et des liens en ligne pour les familiariser avec les chants. En répétition, nous introduirons l’aperçu global puis segmenterons les pièces en faisant ressortir sa structure, son style et le sens du contenu, son histoire.

Diverses techniques seront utilisées, telles que :

  • L’écoute active : au début, écouter la pièce, ou du moins la partie à interpréter
  • En laissant chanter le tout sans interrompre, puis reprendre les sections à corriger une à une jusqu’à ce que tous saisissent bien la ligne souhaitée
  • Le mimétisme : le facilitateur chante l’air et les participants répètent
  • En karaoké, avec un enregistrement (lien YouTube)
  • En écho au piano accompagnateur, qui joue d’abord la mélodie
  • Visuellement, en projetant la partition projetée
  • En rythme, avec les paroles uniquement
  • En mélodie, sans les paroles
  • En collaboration en ligne et en présence ou entre les participants en présence: une partie chante et l’autre écoute, puis répond
  • En murmurant la mélodie, etc.

La position du chanteur est fondamentale pour libérer la respiration et favoriser la création de son sans tension.  Cette position permet un allongement de la colonne vertébrale et une meilleure utilisation du muscle principale de la respiration, le diaphragme.  L’image que l’on peut avoir est un fil tirant le sommet du crâne vers le plafond.

  • Dos et colonne : Droits et étirés, comme si un fil tirait le sommet du crâne vers le plafond pour créer un allongement de la colonne vertébrale.
  • Menton : légèrement reculé pour assurer un allongement optimal de la colonne et du cou.
  • Pieds : Écartés à la largeur du bassin pour assurer une bonne assise.
  • Poids du corps : Réparti également de droite à gauche et légèrement plus vers sur la plante des pieds (l’avant) plutôt que sur les talons.
  • Genoux : Déverrouillés (souples), jamais bloqués en arrière pour permettre la circulation de l’air et la souplesse du corps.
  • Bassin : En position neutre (ni cambré, ni rétroversion excessive), permettant de libérer la zone lombaire et abdominale.
  • Épaules et cage thoracique : Épaules détendues et abaissées, cage thoracique ouverte, mais sans tension excessive.
  • Regard : Droit devant, cou dégagé.

En position assise, en s’appuiera sur les ischions (os des fesses), sans s’adosser, pieds au sol enlignés avec les hanches.

Une personne vivant avec une limitation respiratoire peut présenter une altération de la qualité de sa voix, notamment une diminution du volume et de la tenue du son, puisque la respiration joue un rôle fondamental dans la production vocale, qu’elle soit parlée ou chantée (Thaut et Hoemberg, 2019). Une respiration diaphragmatique efficace permet de réguler la pression et le débit d’air expiré pour un meilleur contrôle du souffle et, par conséquent, une production sonore plus stable et plus soutenue (Thaut et Hoemberg, 2019). Lors de cette respiration, le diaphragme s’abaisse, ce qui entraîne un gonflement de l’abdomen par le déplacement des viscères vers le bas. Ce mécanisme permet d’augmenter la quantité d’air inspirée et d’améliorer le volume inspiratoire. Les images illustrent ce mouvement caractéristique de la respiration abdominale.

Lors de l’expiration active et soutenue, l’utilisation adéquate des muscles abdominaux et des intercostaux internes permet de doser progressivement la sortie de l’air. Ces muscles contractés permettent l’augmentation de la pression intra-abdominale en poussant les viscères vers le haut et en remontant le diaphragme permettant une sortie d’air contrôlée et prolongée (West J. B. 2021).

Ce contrôle contribue ainsi à la régulation du débit d’air expiré à travers les cordes vocales favorise une meilleure tenue du son, un volume plus constant et la capacité de soutenir des phrases vocales ou musicales plus longues, améliorant ainsi la qualité globale de la voix et du chant.

Image provenant du Mieux vivre avec une MPOC

Image provenant du site sorelax 

Lorsqu’un nouveau groupe ou de nouveaux participants se joignent au programme, il est préférable de débuter avec des chansons simples, comportant des phrases courtes et un débit légèrement ralenti, afin de laisser le temps nécessaire pour reprendre son souffle. À mesure que le facilitateur apprend à connaître son groupe et que les participants gagnent en aisance, il devient possible d’introduire des pièces plus complexes ou d’intégrer des mouvements au chant. Les participants peuvent alors chanter debout, effectuer des gestes avec les mains en suivant le rythme, ou encore utiliser de petits instruments de percussion, comme des maracas, des tambourins, des grelots pour enrichir le son et marquer la cadence.

Dans le choix du répertoire, chaque chanson comporte des phrases plus ou moins longues, des couplets et des refrains, un rythme, une complexité mélodique et rythmique ainsi que des mots plus ou moins difficiles à prononcer. Afin d’assurer une gradation de la difficulté, il peut être pertinent de commencer par des chants comportant des phrases courtes, un rythme plus lent et une mélodie relativement simple, permettant ainsi aux participants de se familiariser progressivement avec le chant.

Pour augmenter le niveau de difficulté, différentes stratégies peuvent être utilisées. Par exemple, on peut choisir des chansons comportant des phrases plus longues, un rythme plus rapide ou un vocabulaire demandant une plus grande précision de prononciation ou d’articulation. Chanter dans une autre langue ou chanter a cappella peut également accroître la complexité. L’ajout de chants polyphoniques (à plusieurs voix) est une autre façon d’introduire un défi supplémentaire. Enfin, proposer des solos à certains participants peut être à la fois stimulant et gratifiant pour eux. Il est également possible d’ajouter des gestes, de proposer des rythmes avec des percussions (comme taper des mains) ou encore de chanter debout.

Un accompagnement musical est essentiel au bon déroulement des séances. Selon plusieurs experts, il est important d’offrir une forme de soutien musical, car chanter a cappella peut entraîner certaines difficultés. L’idéal est de compter sur la présence d’un musicien, bénévole, si possible, préférablement pianiste, mais aussi guitariste, qui peut s’adapter au groupe et reprendre facilement des sections spécifiques d’une chanson, tout en respectant le besoin de respirer plus longuement et souvent que d’autres chorales. À défaut, l’utilisation de bandes sonores provenant de plateformes comme YouTube, Spotify ou Apple Music constitue une alternative, bien que l’expérience soit généralement un peu moins engageante pour les participants. Pour les pratiques à domicile, il est recommandé d’utiliser des trames sonores ou des versions « karaoké », qui peuvent être envoyées par courriel aux participants.

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